Pourquoi je rumine autant et comment l’art-thérapie peut m’aider ?

Vous repassez sans cesse les mêmes scènes dans votre tête. Une conversation qui vous a contrarié, une remarque qui vous a blessé, une décision que vous auriez peut-être dû prendre autrement… Vous cherchez à comprendre, à trouver ce que vous auriez pu dire ou faire. Mais plus vous y pensez, moins vous avez l’impression d'avancer.

Et même lorsque vous essayez de passer à autre chose, votre esprit revient à la charge.

Ces pensées répétitives peuvent devenir épuisantes. Elles prennent de la place, perturbent parfois le sommeil et vous empêchent de profiter pleinement du moment présent. Vous aimeriez retrouver un peu de calme, mais vous ne savez plus comment interrompre ce mécanisme.

Pourquoi est-il si difficile de sortir de ses ruminations ? Et comment faire autrement que de tenter, encore une fois, de raisonner son mental ?

En tant qu’art-thérapeute, je vous propose d’explorer une autre voie : celle de la création spontanée. Elle permet d’entrer en relation avec soi-même autrement que par les mots et la réflexion, et d’ouvrir un espace pour accueillir ce qui se passe en soi.

Pourquoi est-ce que je rumine autant ?

La rumination consiste à revenir de façon répétitive sur des pensées, des événements passés ou des situations qui nous préoccupent. Contrairement à une réflexion qui permet de comprendre une situation et d'envisager des solutions, elle donne souvent l'impression de tourner en rond.

Ces pensées peuvent concerner le passé, mais aussi l'avenir. Vous anticipez une conversation difficile, vous imaginez ce qui pourrait mal se passer ou vous préparez mentalement toutes les éventualités.

Derrière ce mécanisme, il peut y avoir différentes préoccupations : la peur de décevoir, le besoin de comprendre, la difficulté à accepter une situation incertaine ou encore la crainte du regard des autres.

Lorsque vous êtes particulièrement sensible à ce qui se passe dans vos relations, une remarque ou un désaccord peut prendre beaucoup de place. Vous pouvez avoir besoin de comprendre ce qui s'est joué, de vérifier que vous n'avez pas mal agi ou de trouver comment éviter que cela se reproduise.

Votre mental essaie peut-être de vous aider à trouver une issue. Mais à force de chercher une réponse, il peut entretenir votre inquiétude au lieu de l'apaiser.

Ruminer ne signifie pas que vous êtes faible ou incapable de prendre du recul. C'est un mécanisme qui peut s'installer lorsque quelque chose vous préoccupe profondément. L'enjeu n'est pas de vous reprocher de penser trop, mais de découvrir comment vous dégager progressivement de cette répétition.

 

Pourquoi est-ce si difficile d'arrêter de ruminer ?

Vous avez probablement déjà essayé de vous raisonner. Vous vous êtes dit qu'il ne servait à rien de repenser à cette situation, que vous deviez passer à autre chose ou que vous étiez en train de vous faire du souci pour rien.

Pourtant, les pensées reviennent.

C'est parfois ce qui rend les ruminations si décourageantes : vous savez que ces réflexions ne vous aident plus, mais vous avez du mal à vous en détacher.

La volonté ne suffit pas toujours à interrompre ce mécanisme. Plus vous cherchez à contrôler vos pensées, plus vous risquez de leur accorder de l'attention. Et si vous vous reprochez de ruminer, vous ajoutez une nouvelle préoccupation à celles qui étaient déjà présentes.

Il peut aussi être difficile de lâcher une question qui semble importante. Vous avez peut-être peur qu'en cessant d'y penser, vous passiez à côté d'une explication ou d'une solution. Comme si continuer à analyser la situation pouvait vous permettre de mieux la maîtriser.

Mais réfléchir davantage ne signifie pas nécessairement comprendre davantage.

Il peut être utile de distinguer le moment où une réflexion vous aide à avancer de celui où elle vous enferme dans les mêmes interrogations.

Lorsque vous constatez que vous revenez encore et encore aux mêmes pensées sans trouver d'issue, vous pouvez essayer de déplacer votre attention. Non pas pour nier ce qui vous préoccupe, mais pour vous accorder une pause.

Une promenade, une activité manuelle, quelques instants consacrés à votre respiration ou une activité créative peuvent vous aider à revenir à ce que vous êtes en train de vivre, ici et maintenant.

L'objectif n'est pas de faire disparaître toutes vos pensées. Il s'agit plutôt de retrouver la possibilité de ne pas leur consacrer toute votre attention.

Comment l'art-thérapie peut-elle aider lorsque le mental tourne en boucle ?

Dans ma pratique, je m'intéresse à ce qui peut se passer lorsque nous cessons, un instant, de vouloir tout comprendre par la réflexion.

La création spontanée permet d'emprunter un autre chemin pour entrer en relation avec soi-même. Plutôt que de chercher immédiatement des explications, vous pouvez passer par le geste, les couleurs, les formes ou la matière.

Vous n'êtes plus uniquement dans votre tête. Vous êtes aussi dans l'expérience de ce que vous faites.

Lorsque vous dessinez, peignez, modelez ou assemblez des matériaux, votre attention peut se porter sur une action concrète. Vous pouvez observer un mouvement, choisir une couleur, sentir une matière ou simplement laisser votre main avancer.

Cette expérience ne supprime pas nécessairement les pensées. Mais elle peut vous offrir un autre point d'appui, en vous permettant de vivre un moment qui ne soit pas entièrement occupé par vos préoccupations.

La création spontanée permet également de contourner, dans une certaine mesure, le mental et d'approcher des aspects de soi qui ne sont pas toujours accessibles par les mots. Une émotion, un besoin ou un ressenti peut trouver une forme symbolique avant même que vous sachiez précisément comment le nommer.

Je ne considère pas qu'une production artistique révèle automatiquement un message caché ou une vérité inconsciente. C'est plutôt la rencontre avec ce qui a émergé, et la manière dont vous le ressentez, qui peuvent ouvrir des pistes de compréhension.

La création devient alors un support de dialogue avec vous-même. Un dialogue doux et sécurisant, dans lequel vous pouvez accueillir ce qui se présente sans devoir tout analyser ni trouver immédiatement une solution.

Il ne s'agit pas de remplacer vos pensées par une activité créative à chaque fois qu'une difficulté apparaît. Il s'agit d'explorer une autre manière de vous écouter et de vous rapprocher de votre vécu.

Que peut apporter concrètement la création lorsque l'on est toujours dans le mental ?

J'ai accompagné un client hyperactif qui s'est mis à sculpter de petits objets en bois suite à certaines prise de conscience lors de notre accompagnement. Il s'est rendu compte que cette activité l'aidait fortement à se concentrer et à ne plus se projeter sans cesse dans l'avenir, ce qui était pour lui une source de stress.

Il a également appris à prendre du temps rien que pour lui, à effectuer des tâches où il n’attend rien des autres.

Cette expérience montre comment une activité créative peut devenir un point d'ancrage. En se consacrant à une action concrète, il a découvert une manière différente de mobiliser son attention.

Cet exemple ne signifie pas que la sculpture convient à tout le monde ou qu'elle suffit à résoudre les difficultés liées aux ruminations. Chaque personne a sa propre façon d'entrer en relation avec la création.

L'intérêt de l'art-thérapie ne réside pas uniquement dans le fait de se concentrer sur une activité. Elle permet aussi d'explorer ce qui se passe intérieurement, à son rythme, et de faire une place à des ressentis qui restent parfois difficiles à exprimer.

Vous pouvez ainsi découvrir que certaines préoccupations occupent beaucoup d'espace en vous, ou que certaines situations réveillent des émotions que vous avez du mal à identifier. Ce qui compte n'est pas de trouver une interprétation toute faite, mais de pouvoir accueillir votre expérience et de voir ce qu'elle vous apprend.

Avec le temps, ce travail peut contribuer à mieux reconnaître vos besoins, vos limites et les situations qui vous mettent en difficulté. Il peut aussi vous aider à développer une relation plus attentive à vous-même.

L'art-thérapie ne promet pas de faire disparaître les ruminations. Elle propose un espace pour explorer autrement ce qui vous préoccupe et chercher de nouvelles façons d'y répondre.

Faut-il être créatif pour commencer l'art-thérapie ?

Peut-être pensez-vous ne pas être assez doué pour dessiner ou peindre. Vous n'avez peut-être pas touché à un pinceau depuis l'école, ou vous craignez de ne pas savoir quoi faire devant une feuille blanche.

Je tiens à vous rassurer : vous n'avez pas besoin de compétences artistiques particulières pour entreprendre une démarche d'art-thérapie.

Il ne s'agit pas de réaliser une œuvre esthétique, de maîtriser une technique ou de produire quelque chose dont vous seriez fier. La création est ici un moyen d'expression et d'exploration, pas une performance.

Vous pouvez avancer à votre rythme, sans chercher à bien faire. L'important n'est pas le résultat, mais ce que vous vivez pendant la création et ce que vous pouvez en découvrir.

Si vos ruminations sont persistantes, très envahissantes ou qu'elles affectent votre sommeil et votre quotidien, il peut également être utile d'en parler à un professionnel de santé. L'art-thérapie peut s'inscrire dans une démarche complémentaire, mais elle ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsqu'il est nécessaire.

FAQ : vos questions sur les ruminations

Est-ce normal de repenser sans cesse aux mêmes choses ?

Il arrive à tout le monde de revenir sur un événement ou une conversation. Cela devient plus difficile lorsque les pensées se répètent sans apporter de compréhension nouvelle et qu'elles affectent votre bien-être. Si elles deviennent envahissantes, il est utile de chercher un soutien adapté.

Comment faire pour arrêter de ruminer le soir ?

Vous pouvez essayer de noter les pensées qui vous préoccupent, de revenir doucement à votre respiration ou de consacrer quelques instants à une activité calme. L'objectif n'est pas de vous obliger à ne plus penser, mais de vous aider à déplacer votre attention. Si les difficultés de sommeil persistent, parlez-en à un professionnel de santé.

L'art-thérapie peut-elle m'aider si je ne sais pas exprimer mes émotions ?

Oui, elle peut offrir une autre voie que la parole. La création permet parfois de donner une forme à un ressenti avant de pouvoir le nommer. Vous n'avez pas besoin de tout comprendre ni de tout expliquer immédiatement : l'exploration se fait progressivement, dans le respect de votre rythme.

Et si vous exploriez une autre façon de vous écouter ?

Lorsque les ruminations prennent toute la place, vous pouvez finir par croire que vous devez trouver la bonne explication pour enfin retrouver le calme.

Pourtant, vous n'avez pas toujours besoin de réfléchir davantage. Vous pouvez aussi avoir besoin de faire une pause, de revenir à votre expérience et de vous accorder un espace où vous n'avez rien à résoudre dans l'immédiat.

C'est ce que permet d'explorer la création spontanée en art-thérapie : une autre manière d'entrer en contact avec vous-même, d'accueillir vos ressentis et de découvrir ce qui se joue en vous, sans pression de résultat.

Je vous accompagne dans cette démarche à Saint-Pal-de-Mons, à Dunières à la Bobine Créative, ainsi qu'en visio partout en France.

Si vous souhaitez découvrir mon approche, je vous propose une séance découverte de 45 minutes, au tarif de 60 €. Nous pourrons prendre le temps d'échanger sur ce que vous traversez et de voir si l'art-thérapie peut correspondre à vos besoins.

Laurence Teyssier, art-thérapeute en Haute-Loire

Laurence Teyssier, art-thérapeute certifiée depuis 2012

J’accompagne les personnes sensibles qui se sentent bloquées ou épuisées par leurs relations à retrouver confiance et liberté intérieure grâce à l’art-thérapie. Séances à Saint-Pal-de-Mons, près de Monistrol-sur-Loire, et en visio.

Découvrir mon accompagnement « Revenir à soi »

Revenez à vous, libérez ce qui vous pèse

La première étape ne vous engage à rien : une séance découverte pour faire connaissance et voir si l’art-thérapie vous correspond. Pas besoin de savoir dessiner.